Prestation de Meryem Jazouli au festival « on marche » 2017 à Marrakech

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L’édition 2017 du festival « on marche » de Marrakech https://charm-chic.yolasite.com/ a été l’occasion pour le public de la cité ocre de découvrir de nouvelles pièces, de nouveaux spectacles et des artistes prometteurs qui leur donnent des émotions fortes et inoubliables, du 10 au 14 mars. Rappelons que le festival « on marche » a été initié en 2005 par l’artiste marocain Tariq Izeddiou, qui est aussi le fondateur de la première compagnie de danse contemporaine au Maroc, en 2003. La programmation de l’édition 2017 du festival de danse internationale « on marche » a été faite par une forte contribution de Tariq Izeddiou, mettant cette année les femmes à l’honneur à travers des pièces remarquables. Parmi les artistes qui ont presté dans le cadre de ce festival, nous avons en bonne place Meryem Jazouli. Cette artiste, fondatrice de l’Espace Drja à Casablanca, est une danseuse et chorégraphe hors pair. Elle était l’artiste principale de deux pièces : l’Aaroussa et la Contessa.

Meryem Jazouli dans toute sa splendeur

Dans l’Aaroussa, Meryem Jazouli est debout sur une table haute dans une grande robe pourpre qui recouvre la table. Elle fait des mouvements magnifiques, comme des arabesques et donne l’impression de ne faire qu’une avec la robe. Dans Contessa, l’artiste représente de nombreuses figures féminines mythiques qui marquent la culture marocaine. Elle s’est par exemple glissée dans la peau d’Aicha Qandicha, une séductrice et « mangeuse d’hommes », à moitié femme et à moitié bête. Une mi-femme à la beauté sublime, et un mi-animal parce que ses jambes sont terminées par des sabots de cheval. Les spectateurs ont pu découvrir Meryem Jazouli dans toute sa splendeur à Marrakech, elle arrivait sur scène posée sur des plateformes hautes, les jambes dénudées, le buste et le visage protégés par une veste et un voile noir. Une entrée fracassante sur fond de mégaphone qui cède vite la place au silence. Chaque représentation de personnage est accompagnée d’une gestuelle particulière, jusqu’à la découverte du visage et la prise de position par une danse, un chant, une liberté d’expression revendiquée.

L’expérience et le professionnalisme de Meryem Jazouli se sont également fait remarquer à Marrakech, à travers la prestation des résidents de l’Espace Darja de Casablanca. En effet, « Performance » et « Work in progress » étaient au programme de l’événement. La danseuse et chorégraphe Olga Mesa résidente à l’Espace Darja a présenté, en collaboration avec le plasticien Francisco Ruiz « De Infante Like a Deaf Dialogue », une conférence qui présente et associe entre eux les différents éléments d’un projet beaucoup plus grand : Carmen/Shakespeare. Il s’agit d’un projet débuté en 2013 et dont la création est censée s’achever en 2017.

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